Critique: Artistes variés- Espace Émergence

Critique: Artistes variés- Espace Émergence

Alex Nevsky nous offre avec « Milles raisons » de l’électro-pop tout-à-fait jouissif.  Un p’tit côté français dans l’interprétation, un refrain anglophone et un beat de l’enfer en feront probablement le tube de l’été.  MC LaSauce, avec leur pièce « In tha bus » nous offrent un savoureux mélange de hip hop, de musique orientale et de textes humoristiques :  « Pourquoi est-ce que tout le monde me gosse in tha bus, pourquoi ça sent toujours le lendemain de brosse in tha bus » .  Quiconque a déjà utilisé le transport en commun à l’heure de pointe s’y reconnaîtra.

« Le soupir » de French Kiss nous surprend avec son électro-pop bonbon.  Ils ne réinventent rien mais le tout est très sympathique et pourrait se retrouver sur le palmarès des stations radiophoniques.  Le groupe Intensive Care nous présente une pièce qui, bien que titré en français, est interprété en anglais.  « Le musicien » est une chanson de rock psychédélique très planante où  l’orchestration nous enchante avec ses riffs de guitares et ses solos de batteries.

Otarie se spécialise dans la pop des années 60 combiné à des textes coquins.  Bien qu’on puisse trouver certains jeux de mots faciles (sur l’île de Kuni, Kuni, je n’ai qu’une idée en tête),   la chanson « Kuni Kuni » reste un pastiche des chansons yéyés de l’époque.  Il faut donc la savourer au deuxième degré.

Le groupe F.L.A.T. nous offre du gros rock sale.  Sur « Coupe le courant »,  on ne peut s’empêcher de hocher la tête en l’écoutant.  La voix du chanteur nous rappelle celle d’Éric Goulet à l’époque du groupe « Les chiens ».  Cette façon de chanter sur des riffs de guitare de façon claire sans être enterré par ceux-ci.  On est loin du chant incompréhensible de Julien Mineau dans Malajube.

« Ma vieille guitare » de Bruno Rodéo est une chanson country typiquement québécoise.  La sonorité nous rappelle le bon vieux country de Willie Lamothe où les contrariétés de la vie se résumaient à très peu de choses.  En l ‘occurrence, la pièce nous présente les tribulations vécus par Bruno face au  vol de sa guitare. Malgré le sérieux du sujet, la dérision avec laquelle Bruno décrit ses péripéties résume bien l’esprit du country d’antan.  Le Benoît Paradis Trio nous offre une pièce de jazz manouche imprégné d’humour sur la pièce « La patate ».  Avec ses « lâches-pas la patate mon pit », l’interprétation nous rappelle celle de Damien Robitaille dans sa tonalité et dans ses textes.

Si vous voulez entendre ce qui se fait de mieux dans le merveilleux monde de l’émergence québécoise, vous devez vous procurer cet album.  -Nathalie Grand’Maison


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Evaluation: 8.6/10

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  • http://www.gongcommunications.qc.ca Jason Dupuis

    merci beaucoup pour ta critique j’apprécie beaucoup

    à bientôt
    jason

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