In-Flight Safety + Said The Whale – Green Room – Jeudi, le 25 mars 2010
A notre arrivée, Graham Wright était déjà installé sur scène avec son groupe « The Good Times Band ». Le Green Room est l’un des rares endroits à Montréal où, lorsqu’un spectacle est programmé pour 21 heures, il débute vraiment à 21 heures. C’est la première fois que Graham Wright performait à titre d’artiste solo, ce qui est palpitant en soi. Il est cependant loin d’être un novice, ayant joué à plusieurs reprises avec son groupe Tokyo Police Club. Ceux qui espéraient entendre de la musique similaire à son défunt groupe seront déçus puisque le matériel solo n’a rien à voir avec celui du groupe. Cela n’enlève rien à la qualité de sa performance. Wright nous présenta surtout des pièces tirées de son album à venir « Shirts Vs Skins » et semblait surpris de réaliser que l’auditoire connaissait les chansons tirées de son mini album The Lakes of Alberta, paru en 2008.
Lorsque le groupe Said The Whale entra en scène, le Green Room était plein à craquer. Malheureusement, la configuration des tables de la salle laissait à désirer; elles étaient devant la scène séparant la foule en deux, les gens désirant danser étant obligés de se tenir derrière les tables. Lorsque le groupe entama leur première pièce « Emerald Lake, AB », il était clair que le foule était là pour ce groupe, connaissant le refrain par cœur. Ce fût le début d’un spectacle phénoménal qui dura un peu plus d’une heure. Ils interprétèrent surtout des pièces tirées de leur dernier album Islands Disappear et, détectant probablement la dévotion des fans dans la foule, performèrent quelques succès tiré de leur premier album Howe Sounds/Taking Abalonia tel « The Light is You ». Un autre classique fût la mélancolique « Curse of the Currents » qu’ils dédièrent à un fan de Montréal qui a enregistré sa propre version de la chanson sur Youtube. Nous avons réussi à trouver cette version (très réussi), vous n’avez qu’à cliquer sur le lien ci-haut pour l’écouter. Le spectacle se termina avec la pièce de power-pop « Camillo (The Magician) », suivi de « Goodnight Moon ». Il est clair que chacun fût très satisfait du spectacle, à en juger par la quantité de filles pâmées devant le groupe, la multitude de fan chantant en chœur et tous ceux qui ne pouvaient s’empêcher de danser. Il est fort à parier que le groupe ne jouera plus très longtemps dans des salles aussi petites.
Il est étrange de passer du « high » produit par « Said The Whale » pour entrer dans l’atmosphère rock plus posée de In-Flight Safety. Non que leur performance était mauvaise, c’est juste qu’après l’intensité apportée par Said The Whale, la foule s’est plutôt assagie, demeurant assise. Il y a aucun doute de la qualité de leurs pièces : de bonnes chansons rock chargées émotivement ressemblant aux chansons de Coldplay en moins quétaines. Par moment, les synthés de Daniel Ledwell nous rappelaient l’univers des années 80. La prestation du chanteur John Mullane était tout-à-fait adéquate mais il est clair que la soirée appartenait à Said The Whale, la foule n’embarquant jamais complètement dans la performance de In-Flight Safety.
En résumé, ce fût un excellent spectacle et une merveilleuse façon de débuter leur tournée. Avis aux Canadiens, il est fortement conseillé de vous procurez des billets lorsque la tournée passera par chez vous, vous ne serez pas déçu. Ma seule déception de la soirée fût l’éclairage au Green Room, quelques spots de lumière de plus sur la scène n’aura pas fait de tort! – Greg Lozoff
Traduit par Nathalie Grand’Maison


























































