Gaëtan Roussel – Ginger
Fans de la première heure, vous ne serez pas déçus! Bien que certains aspects de l’album évoquent l’esprit de Louise Attaque (on pense ici aux moments plus paisibles où Roussel interrompt momentanément ses refrains pour y intégrer un rythme plus doux, sans synthés), l’utilisation de l’anglais sur plusieurs pièces et les rythmes électro le distinguent du travail effectué auprès de son défunt groupe.
Roussel s’associe avec Renee Scroggings, le temps de deux pièces. Sur « Si l’on comptait les étoiles » , la voix de Scroggings, évoquant Betty Bonifassi, nous frappe de plein fouet après le premier couplet et entraîne la pièce dans une direction inattendue. Ce qui s’enlignait pour être une chanson typiquement pop se transforma en pièce rock et fougueuse à l’arrivée de Scroggings. Le mélange des deux genres musicaux se complémente à merveille. Sur « DYWD (Do you wanna dance?)», c’est Scroggings qui prend le contrôle de la chanson, Roussel ne chantant que sur les chœurs. La pièce pourrait obtenir un franc succès sur les pistes de danse avec ses beats funkys et son interprétation en anglais. On est loin de Louise Attaque !
La pièce « Des questions me reviennent » nous ramène à une pop française plus traditionnelle. Non sans intérêt, elle fait écho au travail de Mickey 3D. Sympathique chanson, on ne peut faire autrement que de fredonner le refrain à son écoute. La chanson « Trouble » se distingue par son rythme plus lent et envoûtant et semble très influencée par le trip-hop des années 90. Roussel termine l’album en beauté avec « Les belles choses ». La pièce est d’une troublante simplicité, mettant l’accent sur la voix de Roussel et sa guitare.
L’album est un pur plaisir à écouter. Il plaira autant aux fans de la première heure qu’aux néophytes. Si vous aimez les artistes qui se réinventent continuellement sans renier leurs origines, vous risquez d’apprécier cet album.
A écouter: «Help Myself », « Tokyo » et « DYWD ». –Nathalie Grand’Maison












