Murder Ford Monument – Album éponyme
Dès les premières notes, l’album explose avec la pièce « The King is Dead ». Des guitares électriques gémissantes ainsi que des batteries fougueuses alternent jusqu’à ce que le chanteur Jesse LeGallais fasse son apparition, sa voix rappelant étrangement celle du chanteur Matt Berninger du groupe The National . Sa voix peut en rebuter plus d’un mais on ne peut nier l’harmonie parfaite entre celle-ci et la musique.
Au niveau de l’orchestration, l’album se résume à des guitares, des basses et de la batterie avec quelques instruments ajoutés ça et là. Bien que les guitares soient généralement bruyantes, elles s’adoucissent sur la pièce « Bones » qui est une des pièces plus douces de l’album et aussi une des plus émouvantes. Il est difficile de déterminer exactement où cette pièce se termine puisqu’elle semble se fondre dans la suivante (The Hills Were on Fire). Heureusement, l’ajout d’instrumentations inattendues tel l’orgue, le piano et les trompettes permet la distinction entre les deux pièces. « No Highway » est la seule pièce instrumentale de l’album mené par un solo de trompette accompagné par la guitare, la basse et les percussions. C’est également une des pièces les plus tristes de l’album, le genre de pièce qu’un soldat marchant vers sa mort entendrait. Une très belle composition.
Le premier album de Murder Ford Monument est supérieur à la moyenne. Seulement neuf pièces sont présentes sur l’album ce qui pourrait sembler trop court mais il n’en est rien. Au contraire, écouter l’album du début à la fin devient une aventure. La dernière pièce de l’album, « Black Moon Lake » , résume très bien à elle seule le niveau de qualité de l’album. Un chant émotif, presque tragique qui nous guide vers un océan tourbillonnant de guitares. – Greg Lozoff
Traduit par Nathalie Grand’Maison
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